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 Le Picatharte du Cameroun peut aussi nicher dans des constructions humaines

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joel16
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MessageSujet: Le Picatharte du Cameroun peut aussi nicher dans des constructions humaines   Jeu 26 Juil - 14:58

De ornithomedia.com



Situation du parc national de la Lopé (Gabon).

Les forêts denses humides d'Afrique occidentale et centrale recèlent une partie importante de la biodiversité du continent. Elles abritent en effet plus de 60 % des Passereaux et des Lépidoptères et plus de 80 % des Primates africains.
Le Picatharte du Cameroun (Picathartes oreas) est un grand passereau qui niche dans les massifs boisés du Cameroun, du Nigeria, du Gabon et de Guinée équatoriale. On pensait encore récemment que cette espèce mystérieuse, menacée et rare dépendait étroitement de certaines falaises et grottes pour nicher, mais P. Christy et F. Maisels ont décrit dans le numéro 29 de la revue Malimbus deux nids installés sous des ponts en béton dans le parc national de la Lopé au Gabon ! Nous les remercions de nous avoir autorisés à publier leurs photos.
La revue Malimbus, publiée par la Société d’Ornithologie de l’Ouest Africain (SOOA), a été lancée en 1979. Elle est bilingue et exclusivement consacrée à l'ornithologie en Afrique de l'Ouest, une double originalité.

Le Picatharte du Cameroun peut aussi nicher dans des constructions humaines

Les picathartes



Les deux picathartes existants, le Picatharte de Guinée (Picathartes gymnocephalus) et le Picatharte du Cameroun (Picathartes oreas)
Schéma: Ornithomedia.com

Le Picatharte de Guinée (Picathartes gymnocephalus) et le Picatharte du Cameroun ou à cou gris (Picathartes oreas) forment aujourd'hui une petite famille, les Picathartidés, composée de ces deux seules espèces, d'un même genre, et placée dans l'ordre des Passeriformes.
Mais il n'en fut pas toujours ainsi, et la Systématique hésita longuement.
Ces deux oiseaux étranges, décrits pour la première fois par Temminck en 1825 (pour le Picatharte de Guinée) et par Reichenow en 1899 (pour le Picatharte du Cameroun), furent déplacés de la famille des Corvidés (étant donné la similitude des œufs) vers celles des Sturnidés et des Muscicapidés, puis ensuite rattachés aux Timaliidés ou aux Sylviidés, pour finalement se voir assigner une place à part entre ces deux dernières familles.
L'analyse génétique des séquences du cytochrome-b de ces drôles d'oiseaux semble aujourd'hui les rapprocher à nouveau des Corvidés, ou encore des Passéridés.
Du fait de la position taxonomique incertaine des picathartes, on a cherché à trouver les taxa les plus proches, et le candidat le plus récent est le Chétopse bridé (Chaetops frenatus). Mais le débat reste ouvert.
L'apparence bizarre des picathartes, sorte de "croisement" entre un gallinacé et un corvidé, les rend absolument uniques. Leur longue queue, leur bec fort, leurs pattes puissantes et des zones de calvitie aux plumettes érectiles sur leur tête achèvent de donner une allure invraisemblable à ces "corneilles chauves" ("bald crows").
Les picathartes mesurent entre 33 et 38 cm de long, pour un poids variant de 200 à 250 grammes, avec un léger avantage pour le Picatharte de Guinée, mais un bec plus grand pour le Picatharte du Cameroun.

Le Picatharte du Cameroun



Picatharte du Cameroun (Picathartes oreas).
Photo: Gilles Monnoyeur / Picatharte.com

Le Picatharte du Cameroun (Picathartes oreas) a la gorge et les parties supérieures grises. Le dessous est orange pâle. La tête présente un masque noir, une couronne violette et une tache rouge sur la nuque.
L'immature ressemble étroitement à l'adulte, mais il est plus petit et la zone nue à l'arrière de sa tête est jaune et non pas rouge.
Il se nourrit surtout d'invertébrés, notamment de fourmis, mais également de petits vertébrés comme les grenouilles ou les lézards.
Il recherche essentiellement les étendues de forêt primaire au Cameroun (le bastion de l'espèce), au Nigeria, au Gabon et en Guinée équatoriale, mais il peut aussi occuper des habitats plus dégradés comme la forêt secondaire, des zones buissonneuses, des clairières, parfois près des activités humaines.
Il niche dans les éboulements rocheux, les grottes et les falaises, souvent près de l'eau. Il peut former de petites colonies lorsque les sites de nidification sont rares. Son nid de boue, en forme de coupe, est construit sur des rochers, des falaises ou des toits de grottes, ou de temps en temps sur des troncs d'arbre.. La femelle y dépose de un à trois œufs.
Cette espèce est classée comme vulnérable car sa population est faible (estimée à moins de 10 000 oiseaux), en déclin et fragmentée. La destruction de son habitat et les dérangements constituent les principales menaces.

Un oiseau craint

Comme le Picatharte de Guinée, celui du Cameroun occupe une fonction symbolique particulière chez certains peuples : son habitat de nidification particulier (des falaises et des grottes isolées dans la forêt) est censé abriter les esprits des ancêtres, et les picathartes étaient considérés comme des gardiens. Ces croyances ont contribué dans le passé à protéger l'espèce et ses sites de nidification.

Le choix du rocher de nidification

[color=black]

[color=black][b]Le choix du rocher de nidification chez le Picatharte de Guinée (Picathartes gymnocephalus).

Les nids sont en général construits sur un rocher isolé en général non loin d'un cours d'eau de la forêt, ou à l'intérieur d'une grotte.
La paroi choisie semble devoir répondre à certains critères : une surface rocheuse suffisante (en hauteur et
en largeur), une hauteur minimum de deux mètres en moyenne pour se protéger des prédateurs, une distance minimum de 1,5 mètre entre les nids, et un angle suffisant par rapport à la verticale de la pente du rocher pour une bonne évacuation des eaux de ruissellement.
Le picatharte recherche particulièrement les parois en surplomb car elles protègent le nid de la pluie (Thompson et Fotso 1995) : tous les sites recensés sur le Mont Cameroun par Tye (1987) présentaient ainsi cette caractéristique..

Deux nids sous des ponts !



[b]Les deux nids de Picathartes du Cameroun (Picathartes oreas) découverts sous deux ponts en béton dans le parc national de la Lopé (Gabon)
Source : P. Christy et F. Maisels / Malimbus

Les picarthartes recherchent donc généralement pour nicher des parois rocheuses présentant certaines caractéristiques.
Les seules exceptions décrites jusqu'à présent sont un nid construit le long d'un tronc au Cameroun (Waltert & Mühlenberg 2000), et un autre découvert dans la cavité d'un arbre (Fry et al. 2000).
Mais P. Christy et F. Maisels ont décrit dans le numéro 29 de la revue Malimbus deux sites de nidification placés sous deux ponts en béton dans le parc national de la Lopé au Gabon.
Ces constructions répondaient toutefois exactement aux exigences de l'espèce pour sa nidification : des parois lisses et verticales, et une protection contre les intempéries. Ces deux sites avaient été trouvés par hasard, le premier en 2002 par T. Ukizintambara, qui en a informé le parc en 2003, et le second (date inconnue) par G. Mabeka, qui l'a signalé à F. Maisels en 2002. Le premier nid mesurait environ 75 cm de long et 30 cm de large. Le second était plus petit (environ 40 cm de long) et plus typique de l'espèce (à peu près aussi long que large). Des mesures exactes n'ont pas pu être prises à cause de leur hauteur.
La route qui passe sur le premier pont premier est fréquentée par des camions et d'autres véhicules, tandis que la seconde n'était presque jamais utilisée (peut-être une fois par an). Les vibrations causées par le trafic sur le premier pont pourrait expliquer la forme allongée du nid et sa construction très robuste. Les deux ponts surplombent des cours d'eau bordés d'étroites forêts-galeries situées dans des savanes dans le nord du parc national de la Lopé.
L'accès au premier site était facile des deux côtés du pont, alors que la végétation empêchait en amont l'arrivée au second.
Le succès de la reproduction de ces deux nids n'était pas connu en 2007, mais ils ont été utilisés durant plusieurs années.
Il est en fait possible que le Picatharte du Cameroun construise régulièrement des nids sous de telles constructions mais que personne n'ait jamais pensé à les chercher. Il s'agit en tout cas d'une bonne nouvelle car elle démontre une certaine capacité d'adaptation de cette espèce.

Source :
http://www.ornithomedia.com/magazine/mag_art590_1.htm



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